
Quand on parle d’impôt 2026, on parle de l’impôt que vous paierez en 2026 sur vos revenus de 2025, selon les règles votées dans le budget de l’État. Chaque année, le barème de l’impôt sur le revenu est normalement revalorisé pour suivre l’inflation. Cela permet d’éviter qu’une simple hausse de revenu liée à la vie, comme une revalorisation de pension ou d’allocations, ne vous fasse payer plus d’impôt alors que votre pouvoir d’achat n’a pas augmenté. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, ce mécanisme est au cœur des débats et il pourrait être gelé ou seulement partiellement revalorisé en fonction des arbitrages politiques.
Le barème de l’impôt sur le revenu est la grille qui répartit vos revenus imposables en tranches, chacune avec un taux différent. Il fonctionne comme une échelle : au fur et à mesure que le revenu augmente, les tranches successives appliquent des taux de plus en plus élevés sur la partie du revenu qui dépasse chaque seuil.
Quand ce barème est revalorisé avec l’inflation, les seuils montent. Cela évite qu’un revenu qui augmente simplement pour suivre les prix ne tombe dans une tranche plus élevée. Quand il est gelé, les seuils restent les mêmes qu’avant, même si vos revenus augmentent à cause de l’inflation ou de hausses automatiques de pensions.
Quand les seuils du barème ne sont pas augmentés, cela peut faire augmenter l’impôt payé, même si vos revenus n’ont pas réellement augmenté en termes de pouvoir d’achat. Il n’y a pas de changement de taux : les taux de 11 %, 30 %, 41 % et 45 % existent toujours, mais ils s’appliquent à des seuils qui n’ont pas bougé.
Par exemple, si l’inflation pousse votre pension un peu vers le haut sans que vous puissiez acheter “plus” avec votre argent, vous pouvez vous retrouver à payer plus d’impôt parce qu’une partie plus large de vos revenus se retrouve taxée à un taux plus élevé.
Dans le projet de loi de finances pour 2026, l’idée d’un gel du barème a été proposée pour stabiliser les recettes fiscales, mais les discussions ont porté sur une indexation partielle ou complète pour éviter certains effets trop pénalisants sur les ménages modestes.
Pour comprendre l’impact du gel du barème, voici deux exemples simplifiés basés sur le barème qui pourrait s’appliquer, si les seuils de 2025 sont conservés en 2026.
Barème de base (hypothétique gel 2026)
Ces chiffres sont donnés à titre illustratif.
Résultat : même si la pension a augmenté de 2 % en 2025 pour suivre les prix, une plus grande part du revenu est taxée à 11 %, ce qui augmente l’impôt à payer.
Dans les deux cas, vous pouvez constater une augmentation d’impôt sans que le pouvoir d’achat n’ait véritablement augmenté.
Les retraités sont souvent sensibles à ce type d’arbitrage parce qu’ils vivent d’une pension qui n’augmente qu’avec l’inflation ou des revalorisations réglementaires. Ils ne bénéficient pas des mêmes accélérations de revenus que certains actifs. Aussi, une légère progression de revenus peut suffire à faire glisser une part de leurs revenus dans une tranche plus taxée quand le barème n’est pas ajusté.
En pratique, cela touche ceux qui se trouvent proches des seuils entre deux tranches. Plus le revenu se rapproche d’un seuil, plus l’effet du gel se fait sentir.
Même si le barème peut être gelé ou partiellement revalorisé, vous n’êtes pas sans repères.
Si le barème n’est pas revalorisé alors que votre pension suit l’inflation, l’impôt que vous devez peut augmenter parce que les seuils n’ont pas bougé.
Non. L’effet dépend de votre situation personnelle et de votre niveau de revenus par part. Ceux proches des seuils entre tranches en ressentent davantage l’impact.
Utiliser un simulateur fiscal officiel et regarder l’évolution de votre revenu fiscal de référence vous aidera à prévoir les effets avant de recevoir votre avis d’impôt.



+74% du territoire couvert par le Prêt 60
