« J'ai travaillé 10 ans, combien de retraite vais-je percevoir ? » : si votre parcours professionnel a été irrégulier, vous souhaitez probablement en savoir plus sur l'impact que cela aura sur votre future pension de retraite.
Dans cet article, découvrez comment fonctionne le système de retraite en France et quelles solutions permettent de compenser un revenu de retraite insuffisant.

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Lorsque l'on prépare sa retraite, bien comprendre le fonctionnement du système français est indispensable, surtout si l’on a travaillé de façon irrégulière ou peu.
Le système de retraite en France fonctionne sur la base d’un régime de répartition. Ainsi, les cotisations des actifs actuels financent les pensions des retraités.
Il existe deux grands types de régimes :
À ces régimes de base s’ajoutent des régimes complémentaires obligatoires, comme l’Agirc-Arrco pour les salariés du privé, qui vous permettent de cumuler des points retraite.
Tous ces régimes prennent en compte le nombre de trimestres cotisés pour définir le montant de la pension.
En France, si une personne n’a pas d’activité ou si elle perçoit une très faible retraite, elle peut bénéficier de l’ASPA - Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées. Cette aide financière est ouverte aux personnes qui remplissent certaines conditions de ressources.
Peut-on cumuler ASPA et retraite complémentaire ? La réponse dépend du montant total des ressources perçues.
Pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il est nécessaire d'avoir validé un certain nombre de trimestres. En 2024, ce seuil est fixé à 172 trimestres, soit environ 43 ans de cotisations.
Si vous n'avez pas cumulé suffisamment de trimestres, votre pension sera calculée au prorata du nombre de trimestres validés par rapport au nombre requis.
Le montant de votre retraite dépend de :
Si votre activité est courte ou irrégulière, votre pension sera proportionnelle aux trimestres validés et au salaire moyen des meilleures années.
Avec 10 ans de cotisations, vous avez validé environ 40 trimestres sur les 172 requis pour une retraite à taux plein.
Votre pension sera donc moins d’un quart du montant à taux plein, même si vous partez à l’âge légal de 64 ans.
Avec 20 ans de cotisations, vous avez validé environ 80 trimestres sur les 172 requis.
Même avec 20 ans de carrière, vous percevrez moins de la moitié de la retraite à taux plein, mais le montant est déjà significativement supérieur à celui après 10 ans.
| Durée carrière | Trimestres validés | Pension base SMIC | Pension base médiane | Observations |
|---|---|---|---|---|
6 ans | 24 | 200 € / mois | 250 € / mois | Très faible, à compléter |
10 ans | 40 | 280 € / mois | 349 € / mois | Décote importante |
15 ans | 60 | 420 € / mois | 523 € / mois | Pension encore partielle |
20 ans | 80 | 470 € / mois | 698 € / mois | Montant moyen, possibilité rachat |
30 ans | 120 | 675 € / mois | 707 € / mois | Carrière incomplète |
43 ans (taux plein) | 172 | 900 € / mois | 1 350 € / mois | Pension maximale |

Si vous vous demandez « j'ai travaillé 10 ans combien de retraite ? », votre pension sera calculée au prorata des trimestres cotisés sur les 172 nécessaires pour une retraite complète, soit moins d’un quart du montant à taux plein.
Si le montant de votre retraite est trop faible en raison d'une activité réduite, plusieurs solutions existent pour améliorer votre situation et assurer une augmentation des retraites.
Une question fréquemment posée est : "Combien avoir de côté à 60 ans".
Voici une option qui pourrait vous aider à y répondre.
Si votre retraite est faible à cause d’une carrière courte ou irrégulière, plusieurs options peuvent vous aider à augmenter vos revenus :
Le prêt viager hypothécaire est une option intéressante pour les séniors propriétaires de leur logement. Ce prêt vous permet de transformer la valeur de votre bien en capital, tout en continuant à vivre chez vous.
Il fonctionne en plaçant une hypothèque sur votre bien immobilier. Le remboursement se fait lors de la vente du bien ou après votre décès, laissant à vos héritiers le choix de conserver ou non la propriété.
Si au moment de la vente du bien, il existe un écart entre la dette et la valeur du logement, la banque prend en charge la différence, sans endetter vos héritiers.
Le Prêt 60 D'Arrago est conçu spécifiquement pour les séniors de plus de 60 ans, propriétaires d’un bien d'une valeur supérieure ou égale à 150 000 € (sous réserve d'une étude d'éligibilité).
Ce prêt présente plusieurs avantages intéressants :
Vous pouvez emprunter jusqu'à 60 % de la valeur de votre bien, ce qui peut représenter un capital conséquent.
Cela fonctionne également aux fonctionnaires qui souhaitent augmenter leur retraite.


Après 10 ans de cotisation (40 trimestres validés) sur une carrière à temps plein dans le secteur privé, sans interruption, sur la base du salaire annuel brut médian (32 400 €), vous pouvez prétendre à une pension de retraite de base partielle d'environ 235 € brut par mois si vous partez à l'âge légal (64 ans). Ce montant exclut la retraite complémentaire Agirc-Arrco et les bonifications éventuelles.
40 trimestres équivalent à 10 années de cotisation, soit moins du quart des 172 trimestres requis pour le taux plein. La pension est donc proratisée selon un coefficient de 40/172, appliqué au salaire annuel moyen des 25 meilleures années. Sur un salaire médian, cela représente environ 235 € brut mensuels de retraite de base, hors complémentaire.
Oui, le départ est possible dès 64 ans avec 40 trimestres validés, mais la pension subit une forte décote. Pour éviter cette minoration, il est possible d'attendre 67 ans, âge auquel le taux plein est accordé automatiquement quel que soit le nombre de trimestres cotisés.
Avec 5 ans de cotisation (20 trimestres validés) sur la base d'un salaire médian, la pension de base s'élève à environ 115 € brut par mois à 64 ans. À ce niveau, les dispositifs de solidarité comme l'Aspa (accessible dès 65 ans sous conditions de ressources) constituent souvent le principal complément de revenu.
Pas dans la majorité des cas. Le minimum contributif suppose d'avoir le taux plein, ce qui exige soit la totalité des trimestres requis, soit d'attendre 67 ans. Avec seulement 10 ans cotisés, il reste lui-même proratisé. Pour les carrières très courtes, l'Aspa est souvent le filet de sécurité principal.
Plusieurs leviers existent : poursuivre une activité pour valider de nouveaux trimestres, racheter des trimestres (études, années incomplètes), reporter son départ au-delà de 64 ans pour bénéficier d'une surcote, ou solliciter l'Aspa à 65 ans. Une simulation sur info-retraite.fr permet d'évaluer chaque option.
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