La donation consiste à transmettre, de son vivant, la propriété d’un bien à une ou plusieurs personnes. L’objet du don peut être une somme d’argent, un bien meuble (bijou, œuvre d’art…) immeuble, ou une valeur mobilière (actions, parts sociales…). Quelles sont les spécificités de la donation après 80 ans ? Peut-on faire une donation à son petit-fils après 80 ans ? Qu’est-ce qu’un don manuel après 80 ans ? On vous explique tout.

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Oui, il est tout à fait possible de faire une donation après 80 ans. Il n’existe aucune limite d’âge prévue par la loi pour transmettre une partie de son patrimoine de son vivant.
Que vous ayez 60, 80 ou 90 ans, vous pouvez toujours réaliser une donation à vos enfants, petits-enfants ou proches. L’essentiel est de respecter les conditions classiques : être en pleine possession de ses facultés et capable de comprendre la portée de son geste.
En revanche, si la donation reste possible juridiquement, elle devient souvent moins avantageuse sur le plan fiscal. Après 80 ans, certains dispositifs spécifiques, comme l’abattement renforcé sur les dons familiaux de sommes d’argent, ne s’appliquent plus. Les abattements classiques liés au lien de parenté, eux, restent toutefois valables.
Découvrons différents exemples de donations possibles après 80 ans :
La donation simple consiste à transmettre un bien à la personne de son choix, qui peut être ou non un héritier. Ainsi, vous pouvez effectuer une donation après 80 ans à un enfant, à un petit-enfant ou encore à un neveu. Celle-ci est formalisée par un acte notarié, sauf si la donation concerne une somme d’argent.
La donation-partage est particulièrement intéressante pour les personnes possédant un patrimoine conséquent. Elle offre la possibilité de partager ses biens, notamment immobiliers, entre ses enfants de son vivant, tout en figeant leur valeur au jour de la donation. Pour être mise en place, il faut obtenir l’accord de tous les enfants et signer un acte auprès d’un notaire.
Dans le cas d’une donation-partage, les donataires ne peuvent être que des ayants droit, c’est-à-dire les enfants ou petits-enfants dans le cas d’une donation-partage transgénérationnelle.
Le don manuel consiste à transmettre directement de l’argent ou des biens meubles (bijoux, œuvres d’art…) sans acte notarié. Après 80 ans, il reste possible de le faire, mais il doit être déclaré à l’administration fiscale, contrairement aux présents d’usage. Cela permet de transmettre rapidement tout en respectant la loi. Le don manuel est soumis à la même fiscalité que les dons classiques, avec un abattement de 100 000 € tous les 15 ans.
Il est également possible de réaliser une donation avec réserve d’usufruit à plus de 80 ans. Le donateur donne la nue-propriété du bien au donataire (généralement un enfant) et conserve l’usufruit. On parle de donation nue propriété. Cela signifie qu’il peut continuer à habiter le bien comme il le souhaite et profiter des éventuels revenus qu’il génère.
Le présent d’usage consiste à offrir un cadeau (un bijou, une montre, ou de l’argent par exemple) lors d’une occasion spéciale. Il peut s’agir de Noël, d’un anniversaire ou encore de l’obtention d’un diplôme. Le présent d’usage n’est pas considéré comme une donation, et n’est donc soumis à aucune fiscalité ni déclaration. En revanche, si ce présent est offert en dehors d’un événement particulier, il peut être requalifié en don manuel. Les dons manuels (après 80 ans ou non) doivent être déclarés à l’administration fiscale.
Quelle somme d'argent peut-on donner en cadeau sans déclarer après 80 ans ?
Pour le présent d’usage, la loi ne fixe pas de montant maximum. Néanmoins, il faut veiller à certains aspects pour que le présent d’usage soit considéré comme tel. Outre l’existence d’une occasion particulière, son montant doit être cohérent avec le patrimoine du donateur.
L’assurance-vie est un outil intéressant pour transmettre son patrimoine après 80 ans. Elle permet de désigner librement les bénéficiaires et de modifier cette désignation à tout moment. Les primes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire en ligne directe, tandis que celles versées après 70 ans sont soumises à un abattement global de 30 500 € pour tous les bénéficiaires. Après 80 ans, cet abattement reste applicable, mais il est important de bien répartir les versements pour optimiser la fiscalité. L’assurance-vie permet ainsi de garder le contrôle du capital de son vivant tout en transmettant des sommes de manière fiscalement avantageuse.
Pour mieux visualiser les possibilités et les implications fiscales, voici un récapitulatif clair des principales donations et des dispositifs fiscaux selon que le donateur ait moins ou plus de 80 ans :
| Type de donation | Avant 80 ans | Après 80 ans | Note fiscale / Conditions |
|---|---|---|---|
Donation simple | Transmission à tout bénéficiaire (héritier ou non) | Transmission possible à tout bénéficiaire | Abattements classiques toujours applicables (100 000€ enfant, 31 865€ petit-enfant, 5 310€ arrière-petit-enfant) ; perte du dispositif TEPA (31 865€ exonérés) |
Donation-partage | Transmission aux ayants droit, partage anticipé du patrimoine | Transmission possible aux ayants droit uniquement | Valeur figée au jour de la donation ; abattements classiques applicables |
Donation avec réserve d’usufruit | Don de la nue-propriété, usufruit conservé par le donateur | Possible ; valeur de la nue-propriété plus élevée avec l’âge (ex : 80% après 81 ans) | Majoration des droits de donation avec l’âge de l’usufruitier |
Don manuel classique | Argent ou biens meubles transmis directement | Possible ; déclaration obligatoire | Droits de donation selon abattements classiques et lien familial |
Présents d’usage | Cadeaux lors d’occasions spéciales | Toujours possibles | Non imposable si montant cohérent avec revenus et patrimoine |
Assurance-vie | Primes versées avant 70 ans | Primes versées après 70 ans | Abattement 152 500€/bénéficiaire avant 70 ans ; abattement global 30 500€ tous bénéficiaires après 70 ans |
Après 80 ans, vous pouvez transmettre votre patrimoine via plusieurs types de donations : simples, en partage, avec réserve d’usufruit, ou sous forme de présents d’usage, chacun ayant des implications légales et fiscales spécifiques.

Il est possible de transmettre différents types de biens dans le cadre d’une donation après 80 ans, au même titre qu’à tout autre âge conformément aux principes du Code civil (articles 894 et suivants) qui encadrent la libéralité entre vifs.
Vous pouvez donner une somme d’argent, que ce soit par virement, chèque ou don manuel. Beaucoup se demandent alors quelle somme d'argent peut-on donner sans déclarer, notamment lorsqu’il s’agit d’aider un proche tout en respectant les règles fiscales applicables. C’est la forme la plus courante. Mais la donation peut aussi porter sur des biens mobiliers comme une voiture, des bijoux, des œuvres d’art ou encore des valeurs mobilières (actions, titres…).
Enfin, il est également possible de transmettre un bien immobilier, comme une maison ou un appartement, via un acte notarié, souvent sous forme de donation simple ou avec réserve d’usufruit.
Faire une donation après 80 ans est possible pour toute personne majeure, à condition d’être en pleine possession de ses capacités mentales au moment de l’acte.
Le donateur doit être capable de comprendre la portée de sa décision et d’agir librement. C’est un point essentiel pour garantir la validité de la donation.
En cas de tutelle ou curatelle, les articles 425 et suivants du Code civil prévoient un encadrement spécifique : une autorisation du juge ou du représentant légal peut être nécessaire.
Une donation après 80 ans peut être réalisée au profit de la personne de votre choix.
Il peut s’agir de vos enfants, de vos petits-enfants, de vos proches, ou même d’une personne sans lien de parenté. Il est également possible de faire une donation à une association.
Cependant, le Code civil (article 912 et suivants) protège les héritiers dits « réservataires », principalement les descendants et, dans certains cas, le conjoint survivant. Une partie du patrimoine leur est obligatoirement réservée.
Au-delà de cette part, appelée quotité disponible, vous êtes libre de transmettre à qui vous souhaitez.
Cela signifie notamment que la liberté de transmission reste encadrée et qu’il est complexe, en pratique, de désheriter un enfant en France, en raison de la protection légale des héritiers réservataires.
La quotité disponible correspond à la part de votre patrimoine que vous pouvez transmettre librement, sans empiéter sur la réserve des héritiers.
Elle dépend directement de votre situation familiale :
Cette règle vise à protéger les héritiers directs tout en laissant une liberté de transmission.
Sur le plan fiscal, une donation après 80 ans reste possible, mais certains avantages disparaissent avec l’âge.
Le principal changement concerne l’abattement spécifique prévu pour les dons familiaux de sommes d’argent (dispositif TEPA). Cet avantage, qui permettait d’exonérer jusqu’à 31 865 €, n’est plus applicable une fois les 80 ans passés.
En revanche, les abattements classiques liés au lien de parenté continuent de s’appliquer normalement :
Ces abattements peuvent être renouvelés tous les 15 ans, ce qui permet de transmettre progressivement une partie de son patrimoine en limitant la fiscalité.
Il est également utile de prendre en compte l’abattement fiscal des retraités en 2026, qui peut influencer la stratégie globale de transmission et l’optimisation patrimoniale.
La donation après 80 ans reste possible et permet toujours de transmettre une partie de son patrimoine.
En revanche, certains avantages fiscaux disparaissent, notamment le dispositif de dons familiaux de sommes d’argent. Les abattements classiques liés au lien de parenté restent applicables.
L’essentiel est donc d’anticiper pour adapter sa stratégie de transmission en fonction de son âge et de sa situation.
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Après 80 ans, seuls les présents d'usage échappent à l'obligation de déclaration, à condition d'être offerts lors d'une occasion particulière (anniversaire, Noël, mariage) et de rester proportionnés au patrimoine et aux revenus du donateur. La jurisprudence retient généralement un seuil indicatif de 1 à 2 % du patrimoine annuel. Tout autre don d'argent, même familial, doit être déclaré à l'administration fiscale via le formulaire Cerfa n°2735, dans le mois suivant la remise des fonds.
Oui, c'est possible grâce à l'abattement légal de 100 000 € par enfant, applicable quel que soit l'âge du donateur et renouvelable tous les 15 ans. Une donation de 100 000 € à un enfant après 80 ans n'entraîne donc aucun droit de donation à payer, à condition que l'abattement n'ait pas déjà été utilisé sur les 15 années précédentes. En revanche, l'abattement supplémentaire de 31 865 € (dispositif TEPA pour les dons familiaux de sommes d'argent) n'est plus accessible passé 80 ans.
Les frais de donation après 90 ans suivent le même barème que pour toute donation : abattements classiques selon le lien de parenté (100 000 € par enfant, 31 865 € par petit-enfant, 5 310 € par arrière-petit-enfant), puis taxation progressive de 5 à 45 % en ligne directe sur la part excédentaire. À cela s'ajoutent les frais de notaire (émoluments + débours), obligatoires pour les donations immobilières et la donation-partage. En cas de donation avec réserve d'usufruit, la valeur taxable de la nue-propriété atteint 90 % du bien après 91 ans, ce qui alourdit mécaniquement la base imposable.
Oui, la donation à un petit-enfant reste possible après 80 ans. L'abattement de 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant continue de s'appliquer et se renouvelle tous les 15 ans. En revanche, l'exonération complémentaire de 31 865 € prévue par le dispositif TEPA pour les dons de sommes d'argent n'est plus accessible une fois les 80 ans du donateur dépassés. La donation-partage transgénérationnelle reste un levier intéressant pour transmettre directement aux petits-enfants, sous réserve de l'accord de tous les enfants.
Non, aucune limite d'âge légale n'encadre la possibilité de faire une donation en France. Une donation peut être réalisée à 80, 90 ou même 95 ans, dès lors que le donateur est en pleine possession de ses facultés mentales et capable de comprendre la portée de son acte (articles 901 et 414-1 du Code civil). En cas de tutelle ou de curatelle, une autorisation du juge des tutelles est requise. Au-delà de 80 ans, ce sont uniquement certains avantages fiscaux qui disparaissent, notamment le dispositif TEPA, mais le droit de donner reste entier.
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